Sophrologue certifiée RNCP & Énergéticienne (Bio-énergie, magnétisme)

| Séance au cabinet ou à distance

Le syndrome du sauveur : quand aider les autres devient une façon de s’oublier

Déroulé de mon article

Depuis que je suis dans l’accompagnement des personnes, je rencontre un nombre impressionnant de femmes brillantes, profondément humaines, hypersensibles, intuitives, attentives… et pourtant épuisées. Elles viennent souvent pour une séance de libération des émotions parce qu’elles “portent un trop-plein”, “absorbent toutes les énergies négatives autour d’elles comme des éponges” ou se sentent tout simplement “vidées”.

Très vite, le constat ramène à une racine ancienne : celle du sacrifice féminin, profondément ancré depuis des milliers d’années. On peut aujourd’hui utiliser un mot plus contemporain pour parler de cela : le syndrome du sauveur.

Ce syndrome est une stratégie de survie émotionnelle. Un mécanisme mis en place dès les premières années de l’enfance. Il repose sur un besoin fondamental : se sentir utile, associer sa valeur personnelle à son utilité. Et pour quelle raison ? Etre aimée, tout simplement.

Hypersensibilité et syndrome du sauveur

Les femmes hypersensibles perçoivent finement les émotions, les non-dits, les besoins de l’autre.

Elles ressentent avant même que l’autre n’ait formulé quoi que ce soit. Cette hypersensibilité devient alors un radar relationnel… mais aussi un piège. Il peut se résumer en une phrase ou plutôt en une croyance profondément imprimée : « Si je prends soin de l’autre, je mérite l’amour. »

Il s’agit là de programmations inconscientes qui pilotent nos comportements sans que nous en ayons conscience. Aider, écouter, réparer devient une identité. Une mission. Et parfois même une raison de vivre… au détriment de soi.

Je ne peux que constater, encore aujourd’hui, à quel point ce schéma est collectivement ancré, notamment chez les femmes. On pourrait citer Jeanne d’Arc, élevée au rang de symbole absolu du don de soi jusqu’à la mort ; ou encore Mère Teresa, incarnation du dévouement total aux autres. Ces figures ont inspiré, certes. Mais elles ont aussi nourri, inconsciemment, l’idée qu’une femme est une femme qui s’oublie. Et aujourd’hui encore, cet inconscient collectif du sacrifice continue de nous traverser. Je pose souvent cette question en séance : Quelle est la dernière chose que vous avez faite uniquement pour vous ? Bien souvent il n’y a aucune réponse ou un “je me rappelle plus”

Beaucoup de femmes que je rencontre, au-delà des portes du cabinet, savent écouter, comprendre, écouter l’autre avec tellement de cœur. Elles connaissent les besoins de leur entourage mieux que les leurs. Elles sentent quand l’autre va mal, mais ignorent leurs propres signaux corporels : fatigue, tensions, colère rentrée, anxiété…

Le syndrome du sauveur, c’est lorsque l’autre devient le centre de votre vie, que vos besoins passent au second plan et que votre bonheur dépend entièrement de celui des autres.

Je pense qu’il devient urgent de devenir égoïste. En séance, j’utilise souvent l’expression “égoïsme altruiste”. C’est l’idée que plus vous vous remettez au centre de votre vie, plus vous vous priorisez, plus vous êtes capable d’offrir une présence juste, une écoute de qualité, une relation saine que ce soit avec vos proches ou aux personnes que vous accompagnez. Il s’agit d’un égoïsme conscient, mature, régulateur.

La libération des émotions passe par le corps

Revenir dans le corps, permet de revenir à soi et de se remettre au centre de sa vie et permet d’aller dénouer ces programmations de sacrifice et de libérer la blessure originelle : ce manque d’amour. Le corps est la clé et il existe de nombreuses techniques pour activer cette clé : sophrologie, EFT, soins énergétiques. Il permet de revenir à la respiration, de relâcher les tensions accumulées, de créer un espace intérieur disponible pour soi. C’est à partir de là que les bonnes questions émergent et que l’on peut commencer à agir avec plus de générosité… envers soi-même. En apprenant à ressentir ses limites, ses envies, on sort peu à peu de cette programmation inconsciente qui pousse à sauver plutôt qu’à « être ».

Et si vous cessiez d’être indispensable ?

Je terminerai par cette question, parfois inconfortable mais profondément libératrice : qui seriez-vous si vous n’étiez plus celle qui sauve ? Celle qui se sacrifie pour les autres ?

Cette question peut faire peur, car elle retire l’autre du centre de votre attention et vous replace face à vous-même. Une écoute nouvelle devient alors possible : la vôtre. Derrière le syndrome du sauveur, il y a souvent une femme profondément sensible, généreuse… et en attente de reconnaissance. Et si vous vous offriez enfin cette reconnaissance à vous-même ?

Je suis profondément touchée par ces femmes, parce que je suis moi-même passée par là. Pourtant, je pense qu’ il est temps de vous honorer. La voie du corps peut être un allié précieux pour retrouver le chemin vers votre cœur et comprendre, profondément, que vous n’avez rien à prouver pour mériter l’amour.

Déroulé de mon article
photo de Julie Stoquert en cabinet
Qui suis-je ?

J’accompagne les personnes (hyper)sensibles ou vivant une période de vie sensible à réguler leurs émotions pour retrouver leur légèreté et vivre un quotidien apaisé et serein.

soins énergétiques à distance
Découvrez les soins énergétiques à distance

Vous ressentez du stress, de l’anxiété ou des difficultés à trouver votre équilibre émotionnel ? 

Je vous propose des soins énergétiques à distance, adaptés à vos besoins. Dans le confort de votre chez-vous, laissez-vous guider pour libérer vos tensions, harmoniser vos énergies et retrouver votre sérénité intérieure.

Mes autres articles sur la sophrologie et les soins énergétiques