Certaines personnes vivent cela régulièrement. Les larmes arrivent vite. Parfois même sans raison apparente. Une discussion. Une musique. Une scène de film. Une remarque anodine. Et l’émotion monte. On essaie de se retenir. On se demande ce qui se passe. On se dit parfois : “Je ne devrais pas réagir comme ça.” Les personnes hypersensibles se le disent souvent.
Quand les émotions deviennent plus présentes
Nous traversons tous des moments où les émotions sont plus intenses.
Cela peut arriver pendant :
- une période de fatigue profonde
- une transition de vie
- une séparation
- une surcharge émotionnelle
- un burn out ou un épuisement intérieur
Dans ces moments-là, le système nerveux est déjà très sollicité. Le corps essaie de continuer à tenir. L’esprit essaie de comprendre ce qui se passe. Mais parfois, l’émotion cherche simplement à sortir. Les larmes deviennent alors un moyen naturel pour le corps de relâcher ce qui s’est accumulé. Et si on s’autorisait à pleurer pour aller mieux ?
Pleurer, ne signifie pas que quelque chose ne va pas
Dans notre société, pleurer est souvent mal compris. On associe parfois les larmes à la faiblesse. À une perte de contrôle. À quelque chose qu’il faudrait cacher. Alors beaucoup de personnes retiennent leurs émotions. Elles serrent les dents. Elles continuent d’avancer.
Pourtant, les larmes ont une fonction biologique et émotionnelle très précise : la décharge émotionnelle. Quand une émotion devient trop forte, pleurer permet souvent de :
- relâcher une tension intérieure
- faire descendre la pression du système nerveux
- laisser circuler une émotion qui était bloquée
C’est un mécanisme naturel de régulation. En d’autres termes : les larmes ne sont pas un problème. Elles sont souvent une tentative du corps pour retrouver un équilibre.
Lorsque l’on pleure facilement, on peut parfois se sentir incompris. Certaines remarques peuvent blesser :
- “Tu es trop sensible.”
- “Tu prends tout trop à cœur.”
- “Ce n’est pas si grave.”
Petit à petit, certaines personnes préfèrent garder leurs émotions pour elles.
Elles s’isolent un peu. Elles parlent moins de ce qu’elles vivent. Parce qu’elles ont l’impression que les autres ne comprennent pas vraiment ce qui se passe à l’intérieur. C’est une expérience assez fréquente chez les personnes qui vivent une grande sensibilité. Et dans une société ou la performance, où l’on demande souvent d’aller toujours plus vite et de rester performant, cette sensibilité peut devenir difficile à porter seule.
Comment accompagner ces émotions ?
Lorsque les émotions deviennent très présentes, il peut être précieux d’être accompagné. Certaines approches permettent d’accompagner ce processus de manière douce et sécurisante.
Dans mon accompagnement, j’utilise notamment :
- la sophrologie
- l’EFT
- les soins énergétiques
Ces approches permettent d’aider le corps à se réguler et à accompagner un processus de libération émotionnelle. La sophrologie aide à revenir à la respiration et aux sensations corporelles. Elle permet souvent d’apaiser le système nerveux. L’EFT agit directement sur les réactions émotionnelles. Les tapotements permettent souvent de diminuer l’intensité d’une émotion et de la laisser se transformer. Les soins énergétiques soutiennent la circulation de l’énergie dans le corps et peuvent accompagner le relâchement de certaines charges émotionnelles. Ces outils sont particulièrement aidants lorsque l’on traverse une période de vie sensible.
Les larmes en séance font partie du processus de guérison
Beaucoup de personnes arrivent en séance avec une certaine appréhension. Elles me disent parfois :“Je ne veux pas me mettre à pleurer tout de suite”
Et pourtant, il arrive très souvent que les larmes apparaissent naturellement dès le début de la séance. Parce que l’espace de la séance est justement un lieu où l’on peut déposer ce qui était retenu. Les pleurs. Les larmes. Les émotions qui remontent. Tout cela fait très souvent partie du processus de libération émotionnelle.
Dans mon accompagnement, la pièce est préparée pour soutenir ce travail pendant la séance et accueillir ce qui a besoin de se déposer. Pour accompagner les émotions lorsqu’elles émergent. Cela permet aux personnes de se sentir soutenues et en sécurité lorsque les larmes arrivent. Et très souvent, après ce moment de décharge émotionnelle, quelque chose change. Bien souvent on sous-estime le bienfait fait de pleurer par peur de souffrir pendant cette traversée émotionnelle.